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L'apocalypse de l'Europe selon l'antipape François

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Dans son roman « L'anneau du pêcheur », l'écrivain Jean-Raspail imaginait un pape enfermé dans les geôles du Vatican tandis qu'un usurpateur habillé de blanc prenait sa place pour semer le chaos et le désarroi dans l'Eglise.

Une vingtaine d'années plus tard, l'intuition prophétique du célèbre auteur du « Camp des Saints » semble rejoindre la réalité, car l'ancien pape Benoît XVI reste étrangement silencieux dans le couvent XX où il demeure enfermé tandis que l'actuel pape François pavoise tout en menant l'Eglise dans une direction inverse à celle de son prédécesseur.

Alors que Benoit XVI avait marqué son pontificat par la défense de l'identité catholique dans un monde occidental empreint de relativisme, François nie la permanence de cette identité en organisant méthodiquement la fin de l'Occident chrétien à travers la promotion d'une immigration essentiellement musulmane.

L'immigration comme ultime limite

Ce projet politique suicidaire se dévoila lors de la journée mondiale consacrée aux réfugiés et immigrés. Au lieu de s'en tenir aux seuls aspects spirituels relevant de sa compétence, le pape déroula un véritable programme résolument favorable à une immigration massive et illimitée, sans tenir compte des éventuels effets collatéraux sur les populations autochtones invitées à s'effacer devant de nouveaux arrivants parés de toutes les vertus christiques, censés même être « le corps du Christ » selon ses propres termes.

Ainsi le jésuite argentin exige l'abolition des frontières nationales, la fin des expulsions pour les clandestins, l'extension du regroupement familial, l'octroi d'un visa permanent pour les réfugiés, la distribution des avantages sociaux aux étrangers, le refus de toute assimilation perçue comme une violation de l'intégrité jugée supérieure des migrants majoritairement musulmans.

Le jour même de l'attentat islamiste de Barcelone commis précisément par des immigrés, le pape affirma que « la sécurité de l'immigré était supérieure à la sécurité nationale », ce qui dénote un abyssal refus de la réalité et un grave manque de discernement pour un pape dont on est en droit d'attendre qu'il prenne aussi en considération les souffrances des Européens victimes de terrorisme et d'insécurité.

L'ignorance de la réalité démographique

Loin de lui l'idée que la survie de l'Occident soit directement menacée par la submersion migratoire. Pourtant les courbes démographiques sont effrayantes et implacables, bien que sciemment occultées par les médias. Plus de 60% des naissances en Ile-de-France sont issues d'immigrés extra-européens, et les enfants blancs deviendront minoritaires dans notre pays dans une quarantaine d'années, tout comme en Suède ou en Belgique.

En toile de fond de l'immigration, l'explosion démographique de l'Afrique qui multipliera par 3 la population du continent noir à la fin du siècle. Si les courants migratoires devaient se maintenir, les Européens seraient colonisés par des centaines de millions d'Africains qu'il deviendrait impossible de former, d'insérer et de convertir à nos valeurs. L'Etat providence tant défendu par le pape ne pourra qu'exploser sous le poids des dépenses sociales et familiales, faisant les premières victimes parmi les autochtones les plus modestes.

Avec une majorité africaine et musulmane d'ici la fin du siècle, le continent européen deviendra une zone de régression économique et culturelle, avec des conflits sociaux, ethniques, religieux qui se multiplieront malgré les appels pathétiques du pape à la non-violence. Les islamistes préparent la généralisation de ces troubles et tissent leur zone d'influence dans les banlieues en voie de sécession, afin de détruire le reste de culture chrétienne qui subsiste dans un continent en voie d'euthanasie.

Allié improbable des islamistes, le pape accélère le plan de Daesh visant à vider le Moyen-Orient de ses populations chrétiennes tout en colonisant l'Europe de millions de musulmans, dont de nombreux islamistes et terroristes. Est-ce vraiment le rôle d'un pape d'attiser le feu des conflits à venir ? Ou plutôt d'un pape qui aurait conclu un pacte avec le diable rouge ?

Un pape compatible avec l'extrême gauche

Dans son édition de septembre 2017, le Figaro s'interrogeait sur l'inspiration sociale du pape François, allant jusqu'à la qualifier « de gauche ». En réalité, même la gauche n'accepterait pas un programme aussi inconscient sur le sujet de l'immigration. Sa proximité idéologique avec l'extrême gauche semble plus évidente, ainsi l'explication des inégalités par l'exploitation bourgeoise, le refus de la responsabilité individuelle, la culpabilisation des riches et les injonctions répétées en faveur du partage des richesses.

L'erreur de diagnostic quant au retard africain

Cette vision marxiste des rapports économiques s'observe dans l'explication du retard africain. Pour le jésuite argentin, le sous-développement de l'Afrique résulterait de la colonisation et des systèmes inégalitaires mis en place depuis les premiers contacts avec les Européens. Le pape ignore apparemment que d'anciennes colonies européennes sont devenues florissantes, ainsi Hong Kong ou Singapour, et que l'Afrique du Sud au passé ségrégationniste s'avère le plus riche de l'Afrique noire. A l'inverse, une des premières colonies à avoir obtenu son indépendance est Haïti, miné par le surpeuplement, l'érosion des sols et la corruption. Or peut-on raisonnablement expliquer la pauvreté des Haïtiens par un passé qui remonte à deux siècles ?

En réalité, la différence entre Hong Kong, l'Afrique du Sud et Haïti, comme entre toutes autres nations du monde, réside dans leurs populations respectives.

Les Chinois sont réputés consciencieux et travailleurs, l'Afrique du Sud a été modelé par des Hollandais commerçants et industrieux, mais Haïti est essentiellement peuplé d'Africains encore culturellement hostiles à la notion de propriété et d'enrichissement personnel.

Le facteur culturel, éventuellement complété par le facteur génétique, est l'unique clé permettant de comprendre les différences entre civilisations, en particulier le développement économique qui repose sur la liberté intellectuelle et commerciale, l'état de droit et l'accumulation du capital au profit d'une minorité active et entreprenante.

Certes les mentalités évoluent et tendent à converger, mais très lentement et souvent avec des retours en arrière, comme le montre l'exemple des sociétés arabes entre les années 60 et aujourd'hui. L'Afrique doit vivre encore plusieurs générations avant que ces notions diffusent, peut-être, dans des sociétés arriérées et patriarcales. En attendant cette lointaine et hypothétique échéance, le génie particulier de l'Europe aura été anéanti sous le poids d'une immigration de remplacement dont le pape demeure le héraut béat et complice.

Le dévoiement de la doctrine sociale de l'Eglise

Bien sûr, les bonnes âmes ne craignent pas cette apocalypse secrètement désirée et préfèrent « ouvrir leur cœur à l'accueil et au partage ». Initiée par Léon XIII, la doctrine sociale de l'Eglise avait une réelle pertinence à une époque où les enfants poussaient des chariots dans les mines, mais s'avère maintenant dévoyée par les catholiques de gauche qui professent une vision néo-marxiste de l'économie et de la société, contaminant les séminaires et les journaux catholiques. L'égalitarisme imprègne désormais le message social de l'Eglise, amplifié par un pape François qui confond la théologie de la libération avec celles des Pères de l'Eglise.

Le Christ n'a jamais appelé à accueillir des millions d'immigrés

Sur le plan théologique pourtant, le Christ n'a jamais promis la fin de la propriété et aucune phrase de l'Evangile n'appelle à l'accueil de l'immigré. Ces termes sont d'ailleurs anachroniques, car la figure du pauvre comme celle de l'étranger étaient profondément différentes par rapport à aujourd'hui. A l'époque de Jésus, le pauvre ne bénéficiait d'aucune protection sociale et sa survie physique était directement en jeu, à l'inverse d'aujourd'hui où les personnes « en dessous du seuil de pauvreté » bénéficient quand même de l'écran plat au milieu du salon, des antennes paraboliques et du Mac Donald à volonté. De même, le pauvre de l'époque de Jésus n'avait nullement choisi son état miséreux, lequel résultait de catastrophes naturelles comme une mauvaise récolte ou la maladie. A l'inverse, nombreux sont les allocataires du RMI à avoir choisi un mode de subsistance confortable qui viole le commandement de Dieu dans la Genèse, à savoir que « tu travailleras à la sueur de ton front ».

De même, l'étranger était l'hôte de passage, le cousin ou le marchand qui venait ponctuellement sans volonté de résidence perpétuelle entre les murs. Il partageait la même religion juive que son hôte, et en aucun cas un païen romain n'aurait été accepté sous le toit des disciples de Jésus, à moins bien sûr qu'il ne professe un authentique désir ce conversion, comme le centurion Corneille. Il ne s'agissait donc pas d'accueillir des villages entiers de manière définitive, sans distinction de motivation ou de désir d'assimilation à la religion chrétienne, comme nous l'invite pourtant le pape François.

Le christianisme social n'est pas le vrai catholicisme

Les chrétiens sociaux commettent un contresens en tentant d'organiser une société terrestre fondée sur l'amour, le partage et la justice. En tentant d'organiser le paradis sur Terre, le chrétien social nie le mystère de la souffrance et donc la possibilité de salut. Un paradis sur Terre rendrait inutile l'existence de Dieu, conduisant au positivisme et à l'athéisme contemporain.

Formée au cours des siècles, l'éthique chrétienne cherche au contraire le salut de l'âme, et non la justice sociale en ce monde. « Les pauvres, vous les aurez toujours avec vous », disait Jésus. Jésus n'est pas venu pour abolir la pauvreté ou la souffrance, mais pour lui donner un sens dans l'optique de la rédemption. Car en acceptant les imperfections de ce monde, la pauvreté comme la souffrance, le véritable chrétien se prépare à un trésor qui assouvira toutes les soifs et asséchera toutes les larmes : le Royaume céleste.

A l'inverse le principe de responsabilité individuelle, qui est au cœur de l'éthique chrétienne, invite les Chrétiens à veiller au bien commun, et le bien commun nous commande de préserver notre héritage civilisationnel modelé par plusieurs siècles de Christianisme. Or l'immigration, par une brutalité et une étendue qui remet en cause le visage démographique de l'Europe, porte atteinte au bien commun dont nous sommes dépositaires. Dans la foulée d'Urbain II qui appela à la défense de la Chrétienté contre les invasions arabes, le prochain pape devra rétablir la défense de notre civilisation millénaire contre le relativisme civilisationnelle et religieux, à moins de vouloir tuer l'Eglise et les Chrétiens.

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