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Auguste
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Auguste
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L'Europe est une noble idée malheureusement dévoyée par des institutions européennes stériles et dangereuses. Contre la dérive technocratique de Bruxelles, nous proposons une autre Europe, à  la fois fière de son identité et au service des peuples unis par une communauté de destin.

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Contre la Turquie dans l'Europe

L'Europe souffre d'une impuissance politique qui s'est clairement manifestée lors de la récente crise des dettes souveraines. Déjà soumise à de fortes poussées divergentes, et comme voulant fuir la question centrale de son unité organique, elle continue à nier l'évidence en attisant l'utopie dangereuse d'un élargissement illimité, victime d'un emballement technocratique qui risque de la dissoudre dans les steppes de l'Asie centrale. Comme une porte ouverte sur sa dilution fatale, l'intégration de la Turquie constitue le paroxysme de cette fuite des réalités physiques et anthropologiques qui auraient clairement rejeté la supposée dimension européenne de ce géant proche-oriental. Pourtant, une analyse objective de la géographie, de l'histoire et de la culture permet d'affirmer que la Turquie n'est nullement européenne.

Salvini, le sauveur de l'Europe

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Profondément déstabilisée par la submersion migratoire, l'Europe n'a jamais été si proche de l'effondrement. Plusieurs fois dans son histoire millénaire, le rêve utopique d'une Europe unie et pacifiée s'est écrasé contre le principe de réalité d'un monde impitoyable pour les faibles : lors de l'invasion de l'Empire romain par les barbares Huns et Wisigoths qui pillèrent Rome en 410, mais aussi lors de la chute de l'Empire carolingien dont les invasions normandes et sarrasines ont précipité la fragmentation en 843.    

La révolte italienne contre l'Europe mondialiste

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Il faudrait être aveugle pour nier la révolte des peuples contre les élites européennes. Les récentes élections italiennes, après les scrutins français, allemands et autrichiens, confirment un mouvement de protestation radicale des populations confrontées à la violence d'une mondialisation imposée depuis Bruxelles.

Le Brexit, conséquence directe de l'immigration de peuplement

Contre toutes attentes, les Britanniques ont finalement choisi de quitter l'Europe avec près de 52% des suffrages. Cette large majorité constitue une victoire d'autant plus flagrante que de nombreuses institutions étrangères exercèrent une forte pression pour maintenir la Grande-Bretagne dans l'Union européenne. La docilité britannique au nouvel empire européen semblait acquise, selon les sondeurs et les marchés financiers qui furent aveuglés par leur proximité avec le pouvoir.

L'impuissance européenne

A quoi sert un Etat ? L'individualisme triomphant de nos sociétés nous aveugle sur la raison d'être de l'Etat dont l'objectif demeure la défense d'une nation constituée. Cette défense de la collectivité dans son ensemble concorde généralement avec le droits des personnes mais à deux conditions : d'une part que les bénéficiaires de l'Etat soient uniquement ses ressortissants, car sinon l'Etat limité par des frontières serait un contresens. D'autre part que les bénéficiaires de la nation ne travaillent pas à sa destruction, ce qui implique un ensemble de devoirs logiquement associés à l'exercice de leurs droits.   

L'Europe facteur de paix ?

Selon les eurocrates partisans d'une Europe fédérale, s'opposer à la construction européenne serait s'opposer à l'héritage de paix entre des nations réconciliées depuis la seconde guerre mondiale. « L'Europe facteur de paix », tel est l'argument réducteur qui réduit les sceptiques à un sombre complot contre la paix. Cet argument facile permet d'étouffer toute vision discordante contre l'Europe mondialiste et libérale, ainsi qu'un gaz incapacitant destiné à subjuguer les peuples dépossédés de leur souveraineté.

Une Europe des cercles concentriques

Le reniement des racines civilisationnelles de l'Europe conduit au recul toujours plus lointain de ses frontières géographiques et morales, au risque de dissoudre l'identité européenne dans le grand chaudron du multiculturalisme. Paroxysme d'un élargissement menaçant de noyer l'Europe sous l'Asie, l'intégration de la Turquie signifie la censure de notre héritage chrétien, l'adhésion prochaine des peuples  d'Asie centrale, l'exposition directe à la poudrière du Proche-Orient.

La nouvelle religion européenne

Le désir de vivre ensemble repose sur un ensemble de valeurs induites par des croyances communes. Cette évidence s'applique aussi bien aux populations d'Afrique ou Moyen-Orient qui pratiquent une forme très ritualisée de religion théiste qu'aux nations sécularisés d'Europe dont les croyances consistent plutôt en la valeur absolue de l'Homme. Bien que l'humanisme ait toujours inspiré les penseurs européens, l'effacement de la foi chrétienne a modifié radicalement ce concept qui était autrefois lié à de fortes convictions spirituelles. Ainsi l'humanisme contemporain est devenu synonyme d'un athéisme réel qui nie toute transcendance ou héritage religieux. Comme le désir de l'Homme est devenu la mesure de toute considération morale, le libéralisme est devenu naturellement le nouvel horizon des peuples convertis à l'hédonisme et à la jouissance des biens matériels.

Le mythe de l'Europe puissance

Les partisans de l'Union européenne présentent l'unité politique de l'Europe comme un facteur de croissance et de protection dans un monde multipolaire et dangereux. A les entendre, l'Europe produirait davantage de croissance à travers la libéralisation des échanges, permettrait de renforcer la recherche et développement grâce aux économies d'échelle, réduirait les risques de tensions en généralisant un mode de décision reposant sur le consensus. Véhiculés par les médias enthousiastes, ces idées discutables se diffusent dans l'opinion, contribuant au mythe d'une Europe puissance que la récente crise des dettes souveraines tend paradoxalement à aggraver.

Un budget pour le peuple italien

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La scène surréaliste d'un député italien piétinant avec sa chaussure les notes du commissaire européen Moscovici qui retoqua le budget de son pays peut surprendre, voire même choquer. Elle rappelle l'attitude de Khrouchtchev à l'ONU qui aurait tapé sur son pupitre avec sa chaussure pour protester contre la mise à l'index de l'Union soviétique. Sauf que l'oeil de Moscou semble cette fois plutôt émaner de Moscovici qui se porte garant de l'orthodoxie du Pacte budgétaire européen et qui refuse tout accommodement avec la troisième puissance économique de la zone euro.